Confidence d'un amour

 

 

 

Lettre à l’amour,

 

Toi l'amour,

 

Encore aujourd’hui tu es en mon cœur. Tu me fais passer par toute les gammes d’émotions, que ce soit la tendresse, la souffrance, la gaieté, la douleur ou l’allégresse…tous, je les vit avec tant d’intensité.

 

Tu reviens toujours sans crier; Gare ! Au départ, je me méfie de toi, me demandant si cette fois tu resteras. Tu t’incruste en mon cœur au point où j’oublie que tu m’as fait autrefois tant souffrir. Tu es toujours aussi beau lorsque tu te présente à moi mais aussi si dure lorsque tu disparaît.

 

Encore une fois tu m'as jouer un tour et c'est pourquoi je te fais cette "Confidence d'un amour"

 

 

Je me souviens encore du premier regard que mes yeux ont posé sur lui. Dès cet instant, j’ai compris que l’indifférence n’aurait pas sa place. Ses paroles me berçaient, sa douceur  me cajolait, ses yeux me transperçaient, son sourire m’éblouissait, il ressemblait étrangement à celui qui depuis des années, j’attendais.

 

Les jours passaient, sa présence quoique occasionnelle, me remplissait de joie, de bien-être intérieur. Dans nos moments de complicité, je le regardais, tel qu’il était et mon cœur de plus en plus réagissait. Était-ce un coup de foudre? Je n’avançais point, car je fuyais ces sentiments de passion sans lendemain. Je ne voulais plus de ces amours éphémères, ceux qui font monter si haut mais dont la chute survient si vite et qui sont  si souffrants lorsqu’il redescendent sur terre.

 

Les mois passèrent, le regardant vivre à sa guise et vivant avec lui une amitié exquise.  Toutefois, plus le temps avançait, il y avait en moi, un petit quelque chose qui semblait être plus qu’un simple sentiment d’amitié mais qui m’était difficile de distinguer. Ce sentiment était intriguant mais à la fois plaisant. Inconsciemment, un espoir peu à peu naissait.

 

Le jour où il m’a confié qu’une femme était entré dans sa vie, j’ai compris que mes sentiments amicaux avaient changé d’horizon, ma douleur me donnait la réponse. Je pris alors mentalement quelques distances, me refusant le droit de perturber la relation d’amitié que nous avions établi. Je ne voulais lui faire part de cette réalité, de peur de le voir disparaître de ma vie. J’acceptai donc de rester à ses cotés, lâchant prise, me disant que si la vie décidait un jour de nous unir en une relation autre qu’amicale, elle le ferait sans même que je lui demande. Ce fût pour moi un sentiment de libération, faire confiance à la vie, je m’enlevais le poids immense que représente la volonté de vouloir tout contrôler. J’ai remis cette tache à Dieu, à la vie.

 

Le jour où il m’a avoué ressentir plus qu’une simple amitié pour moi, m’a fait réaliser les bienfaits d’avoir lâché prise. Je ne contrôlais plus mais la vie m’offrait enfin ce cadeau. Mon cœur quoique très serein déjà, à ce moment fut comblé. Nous étions maintenant au même diapason, nos sentiments étaient les mêmes et ce, sans rien forcer, sans rien provoquer, c’était ainsi.

 

Les semaines qui suivirent ont eu leur dose de bons et moins bons moments. L’adaptation était difficile de part et d’autre. Autant nous pouvions êtres magnifiquement bien ensemble, autant la souffrance pouvait être présente. La rupture chaque fois semblait être la solution. Cependant, les sentiments étaient toujours présents, incapables que nous étions à leur résister, nous retournions dans cette union, cette union tourmentée. Déchirés par l’absence,  faussement comblés par la présence puisque jamais le véritable obstacle n’a été abattu, et toujours il refaisait surface et il nous revenait inlassablement en plein visage…

 

Un jour la vie nous a séparés, comme elle nous avait rapprochés. Aujourd’hui, loin l’un de l’autre, nous devons suivre notre chemin. Malgré la distance, l’absence,  je le sens toujours si près de moi. Je ressens la souffrance qui m’envahi et qui l’envahi possiblement aussi. Je tente d’occuper mes pensées pour l’oublier mais sans cesse son visage, sa tendresse, nos doux moments reviennent me hanter. Je sais qu’il me faut reprendre ma vie en main et sans lui. Je dois garder l’objectif sur le chemin où il a si bien su me ramener.  Il m’est difficile d’accepter que malgré les sentiments qui nous unis, nous devions rompre tous les liens qui nous lient . Je sens que tous les deux nous devons combattre cet amour, faire comme s’il n’existait pas, c’est ce que je trouve le plus malheureux et douloureux. Est-ce faiblesse de ne pas y arriver ? Je ne crois pas…il s’agit plutôt pour moi, de l’amour réel et sincère qu’on ne peut nier et qui toujours, me lie à lui.

 

Je n’ai pas demandé à l’aimer, c’est arrivé comme la vie l’avait décidé et j’ignore quand celle-ci aura décidé que ce sentiment aura assez duré. Il m’a demandé de faire comme lui et de passer à autre chose… Je promets de faire mon possible et d’essayer mais c’est sans grande conviction aujourd’hui que je dis que j’y arriverai. Seul le temps saura m’amener et me guider dans un destin…loin du sien.

 

Il est en mon cœur et à jamais il y restera, qu’il y soit gravé comme un souvenir ou faisant partie de mon avenir, toujours sa place il gardera…

 

@liby

2005-05-05

 

©MCLongtin 2005

 

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