Mon cœur se meurt condamné au silence mortel
Mon quotidien devenu jour de grande noirceur
L’appel de la vie et de la mort sont en querelle
Un sombre et lourd combat ronge mon intérieur
Désormais la porte m’est fermée, à double tour
La clef de la sincérité, l’a pour de bon, barricadé
À ce cri profond du cœur, il choisi de faire le sourd
Comment ais-je pu croire, qu’il pouvait m’aimer?
J’ai vécu dans le rêve, laissant place à l’imagination
Croyant qu’on pouvait s’intéresser à moi, pour moi
Je n’ai possiblement été sur l’échiquier, qu’un pion
N’ayant maintenant aucune valeur aux yeux du roi.
Il vole en pleine liberté, joie au cœur, rire aux lèvres
Je m’enlise en solitude, en douleur dans ma souffrance
Je prie Dieu pour qu’il m’aide avant que j’en crève
Torturée devant cette ennemie, sa totale indifférence
Je me sens mourir à petit feu, le vide dans les yeux
Incapable d’accepter, d’avoir été qu’un plaisir passager
J’avais misé mon cœur, toute ma confiance en nous deux
Aujourd’hui dans son silence, il me fait voir que je suis lavée
Le miroir s’est retourné, je vois impuissante, la face cachée
Le coté que je ne n’ai jamais su voir, m’est imposé maintenant
On me fait sentir comme la guenille souillée, usée qu’on a jeté
Me faisant vivre le douloureux rejet dont lui-même se méfiait tant
Je cherche une bouée pour accrocher ma vie qui va à la dérive
Perdue dans l’océan du mal, noyée dans les vagues de larmes
Emportée dans un raz-de-marée, incapable de voir au loin la rive
Quelqu’un pourra t’il enfin entendre mon SOS, mon cri d’alarme ?
Vais-je un jour, arrêter de croire aux mirages, en toutes ces faussetés?
Arrêter de croire innocemment qu’on puisse m’aimer pour ce que je suis?
Fermer enfin mes yeux d’enfant et voir de mes yeux d’adulte, la réalité?
Cesser de me livrer ainsi, remettre entre leurs mains, les ficelles de ma vie ?
La révolte qui m’habite, est-ce envers lui ou envers moi qu’elle est dirigée?
Je ne sais plus, je suis perdue, incapable de retrouver la route, mon chemin
Je m’en veut d’avoir cru, d’avoir espéré, d’avoir pensé, d’autant l’aimer
J’en veut à la vie de me faire croire sans cesse que la douleur cessera enfin.
Je lui en veut de ne pas avoir vu qu’en mon cœur, il était le seul qui comptait
J’en veut à la vie pour le passé qu’elle lui a donné, passé guidant son présent
Je m’en veut d’avoir pu croire qu’en son cœur, une place spéciale j’occupais
Je lui en veut de ne pas avoir été capable de me voir avec des yeux différents
J’en veut à ceux qui me disent que le temps fera son œuvre, que j’oublierai
J’en veut aux gens lorsqu’on me dit pour m’encourager qu’il ne me méritait pas,
J’en veut à ce désarroi qui aujourd’hui m’enlève la joie de vivre, me fait douter
J’en veut à ces émotions mitigées de colère et de douleur intenses qui sont en moi.
J’en veut à l’amour qui habite mon cœur malgré tous les revers qu’il me fait vivre
J’en veut à ceux qui disent que je suis quelqu’un de bien, je ne peux plus y croire
J’en veut à mes pensées qui divaguent vers l’appel de l’autre monde, qui m’enivre
Je m’en veut, car mes grandes faiblesses me prive aujourd’hui de tous espoirs.
@liby
2005-06-12
©MCLongtin 2005