
Tu es voilier et comme le souffle fragile de la vie,
Tu vogue doucement, me glissant entre les doigts,
Je crois comprendre tes silences, tous tes non dits,
Ton coeur hélas, navigue vers une autre voie.
Mon amitié a vogué vers d'autres sentiments,
Me laissant bercer par les flots de l'espérance,
J'ai tenté de vaincre la tempête secrètement,
En vain, mon coeur se noie dans la souffrance.
Ma barque de l'amitié aujourd'hui prend l'eau,
Laissant s'infiltrer des jets de grandes douleurs,
Les rayons de ton indifférence, en moi sonnent faux,
Pour moi, maintenant c'est la dérive, j'en ai bien peur.
Maintenant, je dois retrouver en moi la bouée,
Celle qui pourra doucement aider mon sauvetage,
Celle qui me permettra à nouveau de naviguer,
Sans retomber dans les faux espoirs d'un mirage.
Je vais à nouveau hisser ma voile, reprendre le large,
Me laisser paisiblement bercer par les vagues du bonheur,
Regarder l'horizon droit devant, admirer les paysages,
Affronter les intempéries avec force, espoir et sans peur.
Notre amitié demeurera toujours un lieu agréable à naviguer,
Je dois cependant, reprendre pied et pour un temps accoster,
Retourner à la destination de paix intérieure que j'avais trouvé,
Et ainsi, pouvoir repartir avec toi sur des flots d'une simple amitié.
@liby
2004-12-18
©MCLongtin 2005